Recouvrement de créances : quelles solutions ?

Directeur financier et son équipe préoccupés par les factures impayées

Tout défaut de paiement de la part d’un client peut être préjudiciable pour une entreprise puisqu’une telle situation crée un manque à gagner qui impacte la trésorerie. Pour éviter le ralentissement des activités ou même la faillite de l’entreprise due aux impayés, un recouvrement de créances à l’arrivée de la date d’échéance du règlement s’avère être une démarche essentielle.

Quels sont les différents moyens à mettre en œuvre pour recouvrer vos créances ? Découvrez la réponse dans cet article.

Recouvrement de créances par un tiers

Faire appel à un tiers pour recouvrer vos créances revient à mandater ce dernier afin qu’il agisse en votre nom en ce qui concerne toutes les démarches à effectuer pour récupérer votre argent. En d’autres termes, le tiers vous représente tout au long du processus de recouvrement, de la négociation à l’amiable1 en passant par la mise en demeure jusqu’au recouvrement judiciaire2.

Recourir au service d’un professionnel du recouvrement

L’intérêt de recourir à ce type de service réside dans le fait que vous vous déchargez des différentes démarches chronophages liées au recouvrement vous permettant ainsi de vous concentrer au bon développement de votre activité.

Mais plus important encore, toutes les actions menées par l’expert pour encaisser les impayés auront pour principal objectif de préserver vos relations avec le client débiteur tout en s’assurant que vous recouvrez vos créances dans les meilleurs délais.

En effet, l’approche adoptée vise principalement à trouver une entente pour parvenir à ce que le client débiteur paie de son plein gré, ceci afin de garder intacte vos relations commerciales et d’éviter autant que possible que le recouvrement passe au stade du contentieux.

Faire appel à des professionnels en recouvrement judiciaire

Pour le recouvrement de créances, il est également possible de faire appel à un avocat qui peut jouer le rôle de médiateur durant la procédure de recouvrement à l’amiable, mais il sera surtout d’une aide précieuse pour vous accompagner tout au long de la procédure judiciaire.

Un commissaire de justice3 peut aussi intervenir dans le recouvrement de créances. Si les différentes relances amiables qu’il a effectuées ont été infructueuses, ce professionnel se charge d’adresser une lettre de mise en demeure au client. Lorsqu’il est en possession d’un titre exécutoire4 délivré par un tribunal, il dispose du droit de saisir les biens du client qui seront mis en vente pour rembourser les factures impayées.

Juge signant une lettre de mise en demeure

Les différentes méthodes pour obtenir un paiement à la date de l’échéance

Pour anticiper les risques de factures impayées, plusieurs solutions à mettre en œuvre en amont s’offrent à vous.

La souscription à une assurance-crédit

Pour une entreprise, souscrire à une assurance-crédit permet d’obtenir un remboursement en cas d’impayés de la part des clients. La compagnie d’assurance se charge de relancer le client. Si aucun paiement n’est effectué à l’issue des relances amiables, l’assureur rembourse la somme due.

L’inconvénient de ce type de prestation est son coût élevé qui est calculé en fonction du niveau de risque couvert.

Le logiciel de recouvrement de créances

Cet outil de gestion permet d’automatiser non seulement toutes les tâches relatives au recouvrement de créances, mais il sert surtout à éviter les retards de paiements. Le logiciel de recouvrement permet en effet de réaliser le suivi du règlement des factures. En cas de retard, des relances sont effectuées de manière automatisée.

Note de bas de page :

  1. Recouvrement à l’amiable : il s’agit d’une procédure qui vise à engager le dialogue avec le client avant de se lancer dans un recouvrement judiciaire. Les relances peuvent se faire par téléphone, par courrier ou par e-mail. ↩︎
  2. Recouvrement judiciaire : la demande de paiement est portée au niveau de la justice. Le recouvrement judiciaire inclut différentes étapes. ↩︎
  3. Commissaire de justice : profession issue de la fusion des métiers d’huissier de justice (chargé de faire appliquer les décisions de justice) et de commissaire-priseur (chargé de procéder aux ventes judiciaires). ↩︎
  4. Titre exécutoire : acte émanant d’un juge, d’un commissaire de justice ou un notaire constant un droit, par exemple une créance. ↩︎
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