Soudeur TIG : salaire en France et en Suisse, formation et fiche métier complète

Soudeur TIG

Le métier de soudeur TIG fait partie de ces professions techniques que l’on retrouve dans de nombreux secteurs industriels. La construction de structures métalliques, la fabrication d’équipements industriels ou l’installation de réseaux de tuyauterie nécessitent des assemblages solides et durables. Pour réaliser ces ouvrages, les entreprises recherchent des professionnels capables de produire des soudures de qualité sur des pièces métalliques.

Le salaire d’un soudeur TIG en France et en Suisse

En France, un soudeur débutant gagne généralement autour de 2 000 € par mois. Un soudeur expérimenté peut gagner entre 2 500 € et 2 800 € par mois. Dans les entreprises qui fabriquent des structures pour les centrales électriques, les plateformes pétrolières ou les usines chimiques, le salaire d’un soudeur TIG peut dépasser les 3 000 € par mois.

En Suisse, un soudeur TIG débutant peut gagner entre 3 500 € et 5 000 € par mois. Avec l’expérience, la rémunération atteint souvent les 6 500 € par mois. Dans des entreprises spécialisées dans la construction de centrales hydroélectriques ou sur des chantiers de maintenance de grandes installations industrielles, les salaires des soudeurs peuvent dépasser les 8 000 € par mois.

Comment se déroule le travail d’un soudeur TIG ?

Soudeur industriel

Un soudeur TIG est un professionnel du travail des métaux spécialisé dans un procédé de soudage appelé TIG, qui signifie Tungsten Inert Gas. Cette technique consiste à assembler des pièces métalliques en utilisant une électrode en tungstène qui produit un arc électrique très précis pour faire fondre le métal au niveau de la jonction. Le bain de fusion est protégé par un gaz inerte, généralement de l’argon, qui empêche toute contamination pendant l’opération. Le soudeur TIG réalise ainsi des soudures propres, régulières et particulièrement précises sur différents métaux.

Avant de souder, le soudeur nettoie les surfaces métalliques afin d’éliminer toute trace de graisse, de rouille ou de poussière qui pourrait fragiliser la soudure. Les bords des pièces sont ensuite préparés afin de faciliter la fusion du métal. Cette étape permet d’obtenir une soudure régulière et solide sur toute la zone d’assemblage.

Le soudeur installe ensuite les pièces sur une table de travail ou dans un support prévu pour les maintenir en position. Il utilise une torche1 reliée à un poste de soudage qui produit la chaleur nécessaire pour faire fondre le métal. Dans l’autre main, il tient une tige métallique qui sert de métal d’apport. Cette tige est progressivement fondue dans la zone de soudure afin de renforcer l’assemblage. La torche est déplacée lentement le long de la jointure pour faire fondre le métal sur toute la longueur de la pièce.

Le soudeur TIG travaille dans des secteurs tels que le nucléaire, où il participe à l’assemblage de conduites et de cuves résistant à de fortes pressions et à des environnements exigeants. Dans l’industrie lourde, il réalise des réseaux de tuyauterie, des réservoirs et des structures métalliques pour des usines ou des machines industrielles. Sur les chantiers navals, il intervient sur la construction et la réparation de navires, en soudant des pièces d’acier ou d’inox pour les coques, les compartiments étanches et les structures mécaniques embarquées. Il peut également travailler dans d’autres secteurs spécialisés, comme la chimie, l’aéronautique ou l’énergie.

Les compétences nécessaires pour exercer ce métier

Soudeur sur un chantier naval

Le travail de soudeur TIG demande d’abord une grande précision dans les gestes. La torche doit être maintenue à une distance constante du métal afin de produire une fusion régulière. La vitesse de déplacement doit rester stable pour que le cordon de soudure soit uniforme. La concentration joue un rôle important dans ce métier. Lorsqu’une soudure est réalisée sur plusieurs dizaines de centimètres, le geste doit rester stable du début à la fin. Une variation dans la position de la torche ou dans la quantité de métal ajoutée peut modifier la qualité de l’assemblage.

La lecture de plans fait également partie du travail quotidien d’un soudeur TIG comme dans le métier de chaudronnier soudeur. Les pièces à assembler sont généralement fabriquées à partir de dessins techniques qui indiquent la forme des éléments métalliques et les zones où les soudures doivent être réalisées. Le soudeur doit comprendre ces indications afin de placer correctement les pièces et de respecter les dimensions prévues.

La connaissance des métaux est aussi utile dans ce métier. L’acier, l’aluminium ou l’acier inoxydable ne réagissent pas de la même manière à la chaleur. La puissance du poste de soudage et la vitesse du geste doivent être adaptées selon le matériau utilisé afin d’éviter de déformer la pièce ou de fragiliser l’assemblage.

Les formations pour devenir soudeur TIG

Après la classe de 3e, il est possible de préparer un CAP Réalisations industrielles en chaudronnerie ou soudage option A chaudronnerie. Cette formation dure 2 ans et permet d’acquérir les bases du travail des métaux. Les élèves apprennent à découper des pièces métalliques, à les mettre en forme et à réaliser des assemblages par soudage.

Le CAP Serrurier métallier constitue également une voie d’accès. Le bac pro Technicien en chaudronnerie industrielle permet d’aller plus loin dans l’apprentissage des procédés utilisés dans les ateliers de fabrication métallique. Cette formation de 3 ans aborde la fabrication de pièces métalliques complexes, la lecture de plans et les différentes techniques d’assemblage.

Il existe aussi des formations professionnelles destinées aux adultes ou aux personnes en reconversion. Il y a par exemple :

  • le titre professionnel (TP) soudeur assembleur industriel ;
  • le titre professionnel (TP) soudeur à l’arc semi-automatique ;
  • le Certificat de Qualification Paritaire de la Métallurgie (CQPM) soudeur industriel.

Les conditions de travail

Soudeur en plein travail sur une plateforme

Le soudeur travaille dans un environnement où le bruit des machines, le cliquetis des outils et le sifflement des torches de soudage sont constants. La chaleur est également un facteur permanent, car les arcs électriques génèrent des températures très élevées à proximité des pièces. Pour se protéger, il porte un masque qui filtre la lumière intense et les projections, des gants épais et des vêtements résistants à la chaleur.

Sur les chantiers industriels, le travail demande souvent de se pencher, de s’accroupir ou de travailler en hauteur. Le métier exige une bonne condition physique, de l’endurance, de la vigilance et la capacité à rester concentré pendant plusieurs heures, tout en ajustant régulièrement sa position pour garantir la solidité et la régularité de chaque soudure.

Note de bas de page

  1. Torche : outil tenu par le soudeur qui permet de diriger la chaleur, la flamme ou l’arc électrique vers la zone où les pièces métalliques doivent être assemblées. Elle sert à produire et à contrôler l’énergie nécessaire pour faire fondre le métal au point de jonction. La torche peut également assurer l’arrivée du gaz de protection et, selon le procédé utilisé, guider l’électrode ou le fil de soudage afin de réaliser une soudure précise et régulière. ↩︎
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