Que faire après une licence en biologie ?

Jeunes étudiants en licence de biologie

Article mis à jour le 17 août 2025

La licence en biologie offre une première immersion dans l’étude du vivant. Elle forme des profils capables d’aborder des problématiques liées à la santé, à l’environnement ou à la recherche. Après ce diplôme, la plupart des étudiants poursuivent leurs études en master, afin de se spécialiser dans un domaine précis. Pour d’autres, la licence marque un tournant vers le monde du travail, en donnant l’accès à divers métiers.

Le master après la licence

Le master en biologie permet d’approfondir les bases posées en licence pour amener l’étudiant à une maîtrise fine des concepts et des méthodes propres à ce domaine. Ce cycle de deux ans s’articule autour d’enseignements spécialisés, de travaux pratiques avancés et d’un ou plusieurs stages en laboratoire ou en entreprise. Il ne s’agit plus seulement de comprendre les mécanismes du vivant, mais de les interroger et de les manipuler.

Certains étudiants optent pour un master en sciences du vivant, tandis que d’autres s’orientent vers des masters en biotechnologie, en microbiologie, en génétique ou en immunologie. L’étude du comportement animal peut conduire à un master en éthologie1. Il est aussi possible de se spécialiser à travers un master en neurosciences, en nutrition et sciences des aliments ou encore en biologie végétale, selon les affinités et les perspectives visées.

Les différentes options professionnelles

Biophysicien

Il explore les propriétés physiques des êtres vivants pour mieux comprendre leur fonctionnement à l’échelle moléculaire ou cellulaire. Il peut travailler sur la structure des membranes, les interactions entre molécules ou les effets des radiations sur les tissus. Ses activités se déroulent en laboratoire, souvent en lien avec la recherche fondamentale ou appliquée. Pour exercer ce métier qui relève de recherche scientifique, il est généralement nécessaire de poursuivre en master, voire d’aller jusqu’au doctorat.

Bio-informaticien

Le bio-informaticien analyse des données biologiques à l’aide d’outils numériques pour mieux comprendre le fonctionnement du vivant. Il peut travailler sur le séquençage2 de gènes, le suivi de l’évolution d’un virus ou l’analyse de protéines. Il intervient souvent dans les laboratoires de recherche ou dans l’industrie pharmaceutique. Un master est requis pour accéder à ce métier. Toutefois, certains recruteurs exigent le niveau doctorat pour occuper un poste de bio-informaticien.

Biostatisticien

Le biostatisticien analyse des données issues de recherches en biologie, en médecine ou en santé publique, pour en tirer des conclusions fiables. Il conçoit des modèles statistiques et interprète les résultats pour guider les décisions scientifiques ou médicales. Ce métier nécessite une solide maîtrise des chiffres, mais aussi des méthodes de travail en biostatistique, acquise généralement au cours d’un master.

Technicien d’analyses biomédicales

Technicienne d’analyses biomédicales en pleine analyse

Le technicien d’analyses biomédicales réalise des examens sur des échantillons biologiques pour aider au diagnostic médical. Il travaille dans un laboratoire hospitalier, privé ou de recherche. Il prépare, observe et interprète les résultats sous la supervision d’un biologiste. La rigueur et la maîtrise des procédures sont indispensables pour un bon accomplissement des tâches.

Responsable Hygiène Sécurité Environnement

Le responsable HSE veille à la sécurité des salariés, à la prévention des accidents et à la réduction de l’impact des activités humaines sur l’environnement. Il forme le personnel, établit des protocoles et contrôle leur application. Ce poste requiert des connaissances solides en biologie, en réglementation et en gestion des risques et est accessible après un master.

Contrôleur d’hygiène alimentaire

Le contrôleur d’hygiène alimentaire vérifie le respect des normes sanitaires dans les établissements de production ou de distribution de nourriture. Il inspecte les locaux, contrôle la traçabilité des produits et peut prélever des échantillons pour analyse. Pour accéder à ce métier, un master est souvent demandé.

Agent de la qualité de l’eau

L’agent de la qualité de l’eau contrôle les paramètres physico-chimiques de l’eau destinée à la consommation ou rejetée dans l’environnement. Il réalise des prélèvements, suit les résultats d’analyse et signale toute anomalie. Ce métier demande rigueur et vigilance pour garantir la sécurité sanitaire et environnementale. Il peut s’exercer dans des stations d’épuration, des laboratoires ou des agences publiques.

Conseiller agricole

Il accompagne les agriculteurs dans leurs pratiques de culture ou d’élevage en tenant compte des enjeux environnementaux et économiques. Il propose des solutions pour améliorer les rendements tout en respectant les sols et les ressources naturelles. Il peut travailler pour des coopératives, des chambres d’agriculture ou des entreprises du secteur. Une bonne connaissance du vivant alliée à de bonnes capacités relationnelles est essentielle.

Technicien en traitement des déchets

Le technicien en traitement des déchets a pour mission de veiller au bon déroulement des opérations de tri, de recyclage ou de destruction des déchets. Il surveille les équipements, analyse la composition des déchets et propose des améliorations pour limiter l’impact sur la nature. Ce métier s’inscrit dans une démarche de gestion durable des ressources. Le technicien en traitement des déchets peut travailler dans des usines de traitement ou pour des collectivités locales.

Chargé de mission en protection de l’environnement

Il a pour rôle de concevoir et de coordonner des actions pour préserver les milieux naturels et la biodiversité. Il peut réaliser des études, organiser des campagnes de sensibilisation ou mettre en œuvre des projets de restauration écologique. Il travaille souvent pour des associations, des collectivités ou des bureaux d’études. Il faut une formation approfondie, généralement un master, pour occuper un poste de Chargé de mission en protection de l’environnement.

Diététicien

Diététicien en pleine consultation

Le diététicien établit des plans alimentaires adaptés aux besoins des personnes selon leur santé, leur âge ou leur activité. Il intervient en milieu hospitalier, en cabinet ou dans des structures sportives. Sa formation en biologie lui permet de comprendre le métabolisme et les effets des aliments sur l’organisme. Son travail contribue à l’équilibre nutritionnel et au bien-être des individus.

Nutritionniste

Le travail du nutritionniste consiste à analyser les habitudes alimentaires d’un patient et à proposer un accompagnement pour améliorer son alimentation. Contrairement au diététicien, il est formé en médecine et peut intervenir sur des problématiques de santé complexes. Il joue un rôle clé dans la prévention de certaines maladies liées à l’alimentation. Le parcours pour devenir nutritionniste est exigeant : il faut faire des études de médecine suivies d’une spécialisation en nutrition.

Auxiliaire vétérinaire

L’auxiliaire vétérinaire assiste le vétérinaire lors des soins, des interventions chirurgicales et dans la gestion quotidienne du cabinet. Il prend en charge l’accueil des propriétaires d’animaux, les conseils sur l’alimentation ou les traitements. Son rôle est à la fois pratique et relationnel.

Note de bas de page

  1. Éthologie : étude scientifique du comportement des animaux dans leur environnement naturel ou semi-naturel. Elle cherche à comprendre comment les animaux agissent, réagissent, communiquent, apprennent, s’organisent ou s’adaptent. Cette discipline observe les gestes, les attitudes et les interactions de manière rigoureuse, pour en dégager des règles, des causes ou des fonctions. Elle s’intéresse aussi bien aux comportements innés qu’à ceux acquis avec l’expérience, sans chercher à juger ni à interpréter de façon humaine ce qu’ils font. ↩︎
  2. Séquençage : méthode qui permet de déterminer l’ordre précis des éléments qui composent une chaîne, comme celle de l’ADN, de l’ARN ou d’une protéine. C’est un processus d’analyse qui lit, étape par étape, la succession des unités de base, afin de révéler la structure complète et exacte de la molécule étudiée. Grâce au séquençage, on obtient une « lecture » fidèle d’un code biologique, ce qui permet de mieux comprendre le fonctionnement du vivant, d’identifier des variations ou de repérer des anomalies. ↩︎
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