Article mis à jour le 17 août 2025
Notre monde actuel hyper connecté est malheureusement la cible de cyberattaques de plus en plus fréquentes. Dans ce contexte, le rôle des hackers éthiques s’avère essentiel pour assurer la sécurité numérique de tout projet en ligne. Bien loin des activités illégales des hackers malveillants, ces professionnels sont très sollicités par les entreprises et les organisations pour identifier les failles avant qu’elles ne soient exploitées.
Qu’est-ce qu’un hacker éthique et que fait-il ?
Le hacker éthique est un professionnel qui exerce un métier atypique voire improbable. Il utilise ses compétences pour renforcer les systèmes informatiques en détectant les vulnérabilités potentielles. Contrairement aux pirates qui exploitent les failles pour arnaquer les entreprises et les particuliers, le hacker éthique agit dans un cadre légal, avec l’autorisation de son client ou de son employeur. Il est encore appelé « white hat » tandis que les hackers malveillants sont appelés des « black hats ».
Prenons un exemple concret : une banque souhaitant s’assurer que son application mobile est à l’abri des cyberattaques engage un hacker éthique. Celui-ci va simuler une attaque et tester la robustesse de ses défenses. Grâce à ce processus, les failles identifiées peuvent être corrigées avant qu’un individu malintentionné ne s’en serve.
Les missions d’un hacker éthique se résument en cinq principaux points :
Détecter les vulnérabilités : cette tâche consiste à réaliser des audits de sécurité, des analyses de code source pour déceler les points faibles.
Effectuer des pentests : les pentests, abréviation de l’anglais « penetration test », sont des tests d’intrusion que le hacker éthique fait pour évaluer la résilience d’un système face aux cyberattaques.
Proposer des solutions pour corriger les failles : une fois les failles détectées, le hacker éthique rédige un rapport détaillant les problèmes détectés et les mesures à mettre en place pour y remédier.
Surveiller en continu les menaces émergeantes : les hackers éthiques ne se contentent pas de détecter les failles existantes. Ils jouent aussi un rôle proactif en surveillant les nouvelles méthodes d’attaque et les tendances en matière de cybercriminalité. Cela implique une veille constante pour être au fait des dernières menaces. Ils peuvent également utiliser cette expertise pour concevoir des protocoles de sécurité et prévenir les attaques avant même qu’elles ne surviennent.
Sensibiliser les équipes et les utilisateurs : une grande partie des risques informatiques sont liées aux erreurs humaines. Les hackers éthiques sont souvent sollicités pour former les équipes internes à adopter les bonnes pratiques de sécurité telles que l’utilisation de mots de passe complexes, la reconnaissance des e-mails de phishing (hameçonnage) ou encore la gestion des droits d’accès.
Quelles formations suivre pour devenir hacker éthique ?

Il existe plusieurs parcours pour se former au métier de hacker éthique. Que ce soit dans une université, dans une école d’informatique ou dans une école d’ingénieurs, les aspirants à ce métier doivent suivre un cursus de trois ans au moins pour acquérir les bases en matière de hackage éthique. Les formations de ce type sont diverses et sont sanctionnées par un bachelor, un Bachelor Universitaire de Technologie (BUT) ou une licence.
Parmi ces parcours, il y a le bachelor en sciences et ingénierie option Cybercriminalité, le bachelor en sciences et ingénierie option sécurité du numérique, le bachelor en sciences et ingénierie option ingénierie informatique et cybersécurité, le BUT réseaux et télécommunications parcours cybersécurité, la licence professionnelle cyberdéfense anti-intrusion des systèmes d’information. Avec ces formations, les aspirants peuvent prétendre à des postes de hacker éthique sur le marché de l’emploi.
Cependant, les recruteurs préfèrent parfois embaucher des détenteurs d’un master. Il est donc capital d’envisager un Bac + 5 comme un master spécialisé expert en cybersécurité, un master spécialisé cybersécurité des réseaux et des systèmes informatiques, un master spécialisé cybersécurité des infrastructures et des données, un master sécurité de l’information et des systèmes ou un master sécurité des contenus, des réseaux, des télécommunications et des systèmes.
Concernant les écoles d’ingénieurs, l’EPITA, l’INSA Hauts-de-France, l’INSA Lyon, l’ESIEE, le CESI et l’ESIEA ont des spécialisations en cybersécurité.
Il existe aussi des écoles proposant des parcours en 5 ans après Bac avec des spécialisations en cybersécurité : l’ESGI, la Cyber Management School, l’IFALP, l’ILERI, la Guardia Cybersecurity School et l’Oteria Cyber School.
Les compétences essentielles pour travailler dans ce domaine
Un hacker éthique est avant tout un expert en cybersécurité qui doit être doté de compétences techniques approfondies. Ce professionnel doit maîtriser les bases des réseaux informatiques. Il doit comprendre le fonctionnement des systèmes d’exploitation tels que Linux, Windows et savoir se servir efficacement des langages de programmation comme Python, C ++ ou JavaScript. La maîtrise d’outils spécialisés comme Wireshark ou Metasploit est indispensable pour identifier et exploiter les failles de sécurité.
En dehors de ces compétences techniques, certaines qualités personnelles sont essentielles. Il doit avoir un bon esprit d’nalyse pour identifier rapidement les problèmes aussi complexes soient-ils et proposer les solutions appropriées. Pour exceller dans ce secteur, il doit aussi être curieux afin de rester informé sur les nouvelles menaces et les dernières techniques utilisées par les cybercriminels.
Une éthique irréprochable est nécessaire car ce métier repose entièrement sur la confiance. Manipulant les données sensibles et les systèmes informatiques des entreprises ou des organisations, le hacker éthique doit agir avec intégrité et jouir d’une réputation exemplaire.
Combien gagne un hacker éthique ?

Le salaire d’un hacker éthique varie en fonction de son expérience, de son lieu de travail et du secteur dans lequel il exerce. Un hacker éthique débutant peut gagner entre 3 000 € et 4 000 € par mois. Son salaire annuel peut donc fluctuer entre 36 000 € et 48 000 €. Un profil senior peut toucher jusqu’à 7 500 € par mois, ce qui équivaut à 90 000 € de salaire par an.
Les secteurs qui recrutent les hackers éthiques
De nombreux secteurs recherchent des experts en cybersécurité pour protéger leurs systèmes. Les banques font appel à ces professionnels pour sécuriser leurs systèmes de paiement, détecter les vulnérabilités de leurs applications mobiles ou empêcher les fraudes en ligne. Dans le domaine de la santé, les hôpitaux ont besoin des hackers étiques pour assurer la protection des dossiers médicaux sensibles. Certaines institutions publiques les embauchent aussi pour sécuriser leurs données.

