Article mis à jour le 5 juillet 2024
Qu’est-ce qu’une structure hiérarchique ? Quels sont les avantages et les inconvénients d’une organisation hiérarchique ? Dans quel type d’entreprises en trouve-t-on ? Vous saurez tout en lisant cet article !
Structure hiérarchique d’une entreprise : définition
La structure hiérarchique est un modèle d’organisation pyramidal où les employés sont répartis du haut vers le bas en différents niveaux de responsabilité, avec les niveaux supérieurs supervisant les niveaux inférieurs. Les employés sont hiérarchisés en fonction de leur autorité, de leur expérience et de leur niveau de responsabilité dans l’entreprise.
En haut de l’organigramme, on trouve le patron, puis viennent les managers qui sont directement sous ses ordres, puis viennent les employés en dessous de chaque manager. Plus l’entreprise est importante, plus il y va y avoir de niveaux intermédiaires de managers.
La structure hiérarchique peut être représentée de différentes manières. La plupart du temps, elle est représentée sous forme d’un organigramme pyramidal où le sommet représente les postes les plus élevés et la base représente les postes les moins élevés.
Cette structure est la plus répandue, mais quels sont ses avantages et inconvénients et est-elle appropriée à tous les types d’entreprises ?

Les avantages d’une organisation hiérarchique
Clarté de la structure
Mettre en place une structure hiérarchique permet de définir clairement les rôles et les responsabilités de chaque employé dans l’entreprise. Chaque niveau de la hiérarchie a des fonctions spécifiques, des tâches assignées et des objectifs à atteindre. Cela permet aux employés de comprendre clairement leurs fonctions et de savoir à qui rendre des comptes.
Stabilité et efficacité
La structure hiérarchique assure la sécurité et la performance de l’entreprise. Les employés ont des rôles bien définis dans leur sphère de compétence, ce qui augmente la productivité, réduit les conflits et permet de mieux déterminer l’origine des erreurs. Les tâches sont effectuées par des personnes dont c’est le domaine de compétence, ce qui permet de diminuer le nombre d’erreurs et de minimiser les risques pour l’entreprise.
Cohésion
Ce type de structure favorise une bonne ambiance et un bon esprit d’équipe. Les employés sont regroupés au sein de départements ou de projets, ce qui crée des équipes stables au sein desquelles les employés se connaissent bien et travaillent ensemble sur des missions communes.
Management plus humain
Une organisation hiérarchique permet un management plus proche et personnel. Il peut être intimidant de devoir s’adresser directement au grand patron et donc, le fait savoir que l’on peut s’adresser à un manager que l’on connaît et côtoie régulièrement va être rassurant pour bon nombre d’employés.
Clarté du plan de carrière
Les employés et les managers ont une vision plus claire de leur plan de carrière. S’ils décident de rester longtemps dans l’entreprise, ils savent quels sont les postes auxquels ils peuvent aspirer. Ce type de structure va augmenter la motivation des plus ambitieux qui voudront gravir les échelons.

Les inconvénients de ce type de structure
Lenteur administrative
La structure hiérarchique entraîne une lourdeur bureaucratique. La prise de décision implique de nombreuses étapes : les informations doivent remonter en passant par chaque niveau de la ligne de commandement, puis les décisions sont prises par la direction et ensuite la mise en œuvre des décisions descend sur la ligne de commandement.
Les décisions peuvent aussi impliquer de nombreuses personnes et de nombreuses négociations : tout d’abord les personnes de l’équipe en bas de l’organigramme doivent se mettre d’accord, puis la décision doit être acceptée par les différents niveaux hiérarchiques, des allers-retours peuvent alors se produisent avec les niveaux inférieurs.
Communication horizontale difficile
Autant la communication au sein d’un même service est souvent efficace, autant celle entre des services différents peut être compliquée. Les procédures de communication entre les différents départements sont souvent complexes et lentes, ce qui peut entraîner des malentendus, des erreurs ou de difficultés pour obtenir quelque chose.
Ce cloisonnement entre les départements peut parfois mener à des rivalités entre managers et équipes ou cela peut pousser les managers à considérer les intérêts de leur propre département avant le bien de l’entreprise dans sa globalité.
Résistance à l’innovation
La structure hiérarchique peut également être un frein à l’innovation et à la créativité. Les employés sont souvent limités par les procédures et les règles de l’entreprise, ce qui les empêche de proposer des idées nouvelles. La structure hiérarchique peut également favoriser la conformité et décourager l’esprit d’initiative et la prise de risque.
Conservatisme
La structure hiérarchique est un modèle rigide et peu adaptée aux changements. D’une part, les niveaux supérieurs vont avoir du mal à s’adapter aux nouvelles idées et aux nouvelles tendances. Et d’autre part, les niveaux inférieurs, généralement plus jeunes et plus souples, vont souvent être freinés dans leur capacité à réagir rapidement aux évolutions du marché. Dans les périodes changeantes ou sur les marchés évoluant rapidement, ceci va fortement handicaper l’entreprise et lui faire perdre des parts de marché.

Exemples de structures hiérarchiques
Par sa simplicité, la structure hiérarchique est adaptée aux PME. Elle convient aussi aux entreprises produisant ou commercialisant un petit nombre de produits fabriqués et vendus en grande quantité. Par contre, elle ne convient pas aux grandes entreprises à cause de la multiplication trop importante des niveaux intermédiaires qui constituent un obstacle à son bon fonctionnement.
Voici quelques exemples d’organisations ayant une structure hiérarchique :
L’armée
Elle a une structure hiérarchique très stricte, avec une chaîne de commandement clairement établie. Les soldats ont des rangs et des titres qui déterminent leur niveau de responsabilité et d’autorité.
Les entreprises manufacturières
Elles peuvent avoir une structure hiérarchique basée sur les fonctions, où chaque département a un responsable. La communication se fait généralement de haut en bas, les décisions étant prises par les niveaux supérieurs.
Les entreprises de services professionnels
Ces entreprises qui sont, par exemple, les cabinets d’avocats et les cabinets de conseil peuvent avoir une structure basée sur les compétences dans laquelle la hiérarchie des avocats où des consultants est établie en fonction de leur expérience et de leur niveau d’expertise.
Les autres types de structures organisationnelles
La structure hiérarchique pourrait être considérée comme l’un des différents types de structure. Mais en fait, quand on y regarde bien, on se rend compte que tous les autres types de structures sont en quelque sorte des structures hiérarchiques. Il y a tout le temps un dirigeant ou un comité directeur puis différents niveaux hiérarchiques et des employés au bas de l’organigramme.
Généralement plus la taille de l’entreprise augmente, plus elle se complexifie et plus elle a besoin d’un organigramme évolué. Voici les différents types de structures qui existent, elles sont présentées ici en suivant cette évolution de la taille d’une entreprise.
La structure en soleil

C’est la structure des TPE. Il n’y a qu’un manager : le patron et il est le centre de l’entreprise. C’est lui dirige directement toutes les fonctions et activités de l’entreprise et qui supervise directement tous les employés.
L’avantage de cette structure est sa flexibilité et sa réactivité. Son plus gros inconvénient est que le dirigeant est souvent un homme orchestre assurant de nombreuses fonctions. Étant donné qu’il est difficile d’être un expert dans tous les domaines, les limites de compétence du dirigeant vont brider les performances et la croissance de l’entreprise.
La structure fonctionnelle
Quand la TPE grandit et devient une PME, elle adopte ce type de structure. Les PME entre 20 et 200 personnes ont souvent ce genre de structure.
La structure fonctionnelle est un type de structure organisationnelle dans laquelle une entreprise est divisée en différents départements selon leurs spécialités. Nous allons ainsi avoir une direction des ventes, une direction de production, une direction ressources humaines, une direction financière, etc.
C’est une structure centralisée et pyramidale, la ligne de commandement descend du dirigeant, en passant par les différents échelons de managers vers les employés. Chaque manager a un nombre limité de subalternes afin de renforcer l’efficacité des équipes.
L’inconvénient est que cette multiplication des niveaux hiérarchiques va entraîner une lourdeur administrative.
Cette structure est par conséquent bien adaptée aux PME mono-produit et aux activités peu complexes. Par contre, elle ne convient pas aux entreprises qui sont sur des marchés peu stables ou changeants.
Structure staff and line
Au fur et à mesure qu’une PME grandit, son management se complexifie. Pour y remédier, l’entreprise va passer à une sorte de structure fonctionnelle évoluée.
Dans la structure staff and line, les responsables hiérarchiques (line) sont assistés de spécialistes (staff) chargés de les conseiller dans leurs prises de décision.
La direction générale et chaque directeur opérationnel sont ainsi épaulés par des experts compétents dans différents domaines (stratégie, finances, technologies de l’information, ressources humaines, etc.). Ces experts constituent l’état major qui aide et conseille le dirigeant et ses directeurs opérationnels.
Ces hommes de staff sont des spécialistes dans des fonctions transverses, c’est-à-dire des fonctions de support au service de toutes les autres parties de l’entreprise. Ainsi la DRH, la direction de la communication, la direction des affaires juridiques, la direction de la qualité, la direction financière (ou le contrôle de gestion) sont souvent des fonctions de staff.
La direction commerciale et la direction technique/production font généralement partie des fonctions de line.
Structure divisionnelle
On continue de monter en taille d’entreprise. Nous sommes maintenant dans la grande entreprise ou la multinationale. L’activité de l’entreprise est tellement complexe qu’il faut la diviser. La segmentation est généralement faite par type de produits, par type de clients ou par secteur géographique.
Chaque division dispose d’une grande autonomie et fonctionne comme une entité distincte au sein de l’organisation, avec ses propres ressources, ses objectifs et sa gestion. Elle est responsable de ses coûts et de ses résultats.
Chaque division possède sa propre équipe de direction, y compris un directeur ou un responsable de division, qui est responsable de la prise de décisions et de la réalisation des objectifs de la division.
À l’intérieur de chaque division, on retrouve généralement la structure fonctionnelle avec une direction technique, une direction commerciale, une direction financière, une DRH, etc.
La structure divisionnelle se caractérise par une forte décentralisation du pouvoir et des responsabilités, accompagné d’un reporting important pour que la direction générale puisse contrôler et coordonner l’ensemble des activités de l’entreprise.
On peut aussi y retrouver une structure avec des hommes de staff conseillant la direction générale.
Structure matricielle
L’entreprise est maintenant devenue d’une taille si importante et son activité est devenue si diversifiée qu’un seul critère de segmentation de l’activité ne suffit plus, il en faut un second. L’organigramme se présente sous forme d’un tableau à double entrée.
Voici les principaux modèles de cet organigramme à double entrée :
- Fonction/produit : les équipes des produits sont issues de la structure fonctionnelle de l’entreprise. Par exemple, une équipe d’ingénieurs, des spécialistes du marketing, des commerciaux, etc. vont être détachés des directions fonctionnelles pour le produit X.
- Marché géographique/produit : ce modèle se rencontre fréquemment dans l’industrie agro-alimentaire. Chaque zone géographique a sa propre version du produit X adaptée aux habitudes alimentaires locales. Chaque produit par zone géographique a sa propre équipe marketing et commerciale et sa propre équipe de production pour répondre aux mieux aux besoins spécifiques de son marché.
- Le modèle le plus récent est projet/produit. La production de l’entreprise est organisée par produit et le développement de l’activité est confié à des projets. C’est très difficile à maîtriser et à mettre en place mais quand on y arrive, c’est très efficace car cela prend en compte le long terme avec les produits et le court terme avec les projets. Un nouveau produit ou un marché émergent commence à exister sous forme de projet et quand il arrive à maturité il devient un produit à part entière.
Il n’y a pas de structure meilleure qu’une autre. Il y en a qui sont plus adaptées à l’entreprise à un moment t selon son activité, ses produits, son marché et l’environnement dans lequel elle évolue.
Il n’y a pas non plus de structure pure, c’est-à-dire que c’est très rare qu’une entreprise ait un seul type structure. Une entreprise est très souvent un mélange de plusieurs structures.
Un dernier point à savoir est qu’aucune d’elles n’est parfaite et qu’elles sont toutes porteuses d’inconvénients. Il faut donc tout le temps essayer d’estimer si la structure actuelle est la bonne et s’il faut en changer, sachant qu’il est difficile de savoir si les inconvénients sont plus importants que les avantages ou pas.


C’est très intéressant.