Article mis à jour le 17 août 2025
Vous venez de décrocher votre baccalauréat et songez à devenir juriste ? Ou est-ce que vous envisagez une reconversion professionnelle en juriste d’affaires ou en juriste d’entreprise ? On fait le point des informations à connaître sur le métier de juriste. On fera aussi la distinction entre les juristes d’affaires et les juristes d’entreprise.
Qu’est-ce qu’un juriste ?
La notion de juriste désigne toute personne titulaire d’un diplôme de droit, donc une licence au minimum. Toutefois, l’accès au monde de l’emploi nécessite un master 1 (Bac+4) ou un master 2 (ou Bac+5) en droit privé ou en droit public.
Le diplôme demandé varie en fonction des exigences du poste. Les personnes qui souhaitent exercer une profession réglementée (magistrat, avocat, huissier de justice, greffier…) sont amenées à passer par un concours.
Avec un diplôme de droit, il est également possible d’exercer les professions comme juriste d’affaires ou juriste d’entreprise. Tout aussi compétents que les avocats qui sont titulaires du CAPA (certificat d’aptitude à la profession d’avocat), ils ne sont cependant pas autorisés à plaider devant les juridictions. Ils ne peuvent pas non plus représenter plusieurs sociétés en même temps. Ils peuvent seulement travailler pour une société dans laquelle ils sont recrutés et rémunérés comme des salariés.
Parmi les juristes d’entreprise et d’affaires, certains sont plus diplômés et plus compétents que des avocats. En effet, il est possible de devenir avocat avec un Bac+4 tandis que le juriste doit au moins justifier d’un Bac+5. C’est sans compter que certains juristes sont titulaires de plusieurs masters 2.
Quelle différence existe-t-il entre un juriste d’affaires et un juriste d’entreprise ?
Le juriste d’affaires et le juriste d’entreprise se distinguent par leurs diplômes de droit respectifs. Tandis que le premier est titulaire d’un master 2 en droit des affaires, le second est titulaire d’un master 2 en droit de l’entreprise ou en droit des affaires.
En raison de son parcours, les missions du premier s’articulent essentiellement autour du droit commercial, du droit fiscal, du droit social… Quant au second, il traite des questions relatives au droit des sociétés, au droit social et au droit de la propriété intellectuelle. Malgré la différence entre les deux intitulés de postes, ces métiers présentent de nombreuses similitudes à commencer par des connaissances solides en droit des contrats.
Dans la plupart des entreprises, c’est la même personne qui endosse les deux rôles. Le marché de l’emploi ne fait pas la distinction entre les deux professions, considérant que juriste d’affaires et juriste d’entreprise représentent une même profession. De ce fait, les juristes sont amenés à être polyvalents pour pouvoir traiter tous les types de dossiers.
Les personnes travaillant comme juristes d’affaires ou d’entreprise peuvent également être appelées responsables juridiques. On parle également de juristes en droit des affaires, de juriste des contrats ou encore de chargés d’affaires juridiques.
Quel est le rôle du juriste d’entreprise ?

En tant que juriste d’affaires ou d’entreprise, vos tâches au sein des entreprises s’articulent autour de trois principales missions :
- Le conseil : le juriste d’entreprise veille à ce que les actes juridiques de l’entreprise soient conformes aux lois et aux réglementations en vigueur. Pour ce faire, il s’informe constamment sur les changements de lois et de réglementations et veille à ce que l’entreprise s’y adapte.
- La gestion du risque : il s’agira d’anticiper les litiges en identifiant les risques juridiques liés aux divers aspects (contrats, procédures, propriété intellectuelle, personnel…) de la société. Ensuite, il revient au juriste d’analyser ces éléments et d’élaborer des solutions souvent basées sur la rédaction de documents légaux.
- Le contentieux : le juriste d’entreprise assiste et représente son employeur pendant les négociations et pour les résolutions de conflits juridiques.
En fonction de ses compétences, le conseiller juridique peut se voir confier un poste dans l’administration de l’entreprise qui l’emploie. Au sein des grandes sociétés qui recrutent généralement plusieurs juristes, chaque professionnel du droit intervient dans un domaine spécifique. Ainsi, le juriste en fonction de sa maîtrise, peut être amené à s’occuper uniquement du droit international, du droit des transports, de la propriété intellectuelle…
Quelles sont les aptitudes nécessaires pour être juriste en entreprise ?
En plus d’un diplôme en droit, il est nécessaire que le juriste démontre d’excellentes aptitudes en français (à l’écrit comme à l’oral). Bien manier la langue anglaise (à l’écrit comme à l’oral) est un atout considérable. Des connaissances avérées en droit international des affaires et/ou en droit du numérique permet également de vous démarquer sur le marché de l’emploi.
En raison du caractère délicat des dossiers qu’il est amené à traiter, le juriste d’affaires doit faire preuve de rigueur. Destiné à rédiger divers documents légaux, il doit disposer d’excellentes aptitudes rédactionnelles. Enfin, le sens du relationnel est une qualité importante qui peut se révéler déterminante lors des négociations.
Rémunération juriste d’entreprise

Par an, les juristes perçoivent une rémunération de 50 000 euros bruts en moyenne. Leur salaire dépend de divers critères tels que la spécialité, le niveau d’expérience et la taille de la société qui l’emploie. Cela varie également en fonction de la zone géographique où est basée l’entreprise de l’employeur.
Les juristes basés à Paris touchent en moyenne un salaire annuel brut de 55 000 euros. Tandis que ceux qui travaillent en province sont à environ 43 000 euros bruts par an.
Dans les grandes entreprises, le juriste peut annuellement toucher entre 54 000 euros et 60 000 euros bruts en moyenne. Lorsqu’il est recruté par une petite entreprise, sa rémunération annuelle tourne autour de 37 000 € euros bruts.
Si vous hésitez entre la profession de juriste et d’autres métiers, voici comment identifier le métier qui vous convient.

