Comment faire sa déclaration mensuelle ou trimestrielle d’autoentrepreneur auprès de l’Urssaf

Page d'accueil du site de l'Urssaf

Le régime d’autoentrepreneur attire pour sa simplicité, pourtant, derrière cette souplesse, il existe un cadre réglementaire bien défini. Déclarer son chiffre d’affaires auprès de l’Urssaf est une démarche obligatoire, qui impacte directement les cotisations sociales à verser. Pour rester en règle, il faut comprendre à la fois le fonctionnement de cette formalité et la façon dont elle s’intègre dans le quotidien administratif de l’autoentrepreneur.

Comprendre la déclaration de chiffre d’affaires

Tout autoentrepreneur est tenu de déclarer son chiffre d’affaires, même si celui-ci est nul. Cette déclaration, transmise à l’Urssaf, permet à l’organisme de calculer les cotisations sociales dues. Elle n’est pas liée à la rentabilité ou au bénéfice, mais à l’ensemble des sommes encaissées pendant une période donnée. Elle ne peut être omise, même temporairement. Oublier une échéance ou transmettre une déclaration vide de manière répétée sans motif légitime alors qu’il y a eu des sommes encaissées peut entraîner des pénalités, voire une radiation du régime.

Ce n’est ni une formalité secondaire, ni une démarche administrative sans impact. Elle conditionne l’accès à plusieurs droits, comme la retraite, la formation professionnelle ou certaines aides.

Comment déclarer son chiffre d’affaires à l’Urssaf

Pour déclarer son chiffre d’affaires, la première étape consiste à se connecter à son espace personnel sur le site autoentrepreneur.urssaf.fr. Il faut se rendre sur la page d’accueil et cliquer sur la rubrique de connexion située en haut à droite.

Cliquer sur Se connecter

Ensuite, il suffit de saisir son adresse mail ou numéro de Sécurité sociale ainsi que le mot de passe choisi lors de l’inscription. Cette étape donne accès à l’ensemble des services dont la déclaration du chiffre d’affaires.

Une fois connecté, il faut se rendre dans « Mes échéances en cours » dans « Déclarer et payer ».

Cliquer sur Mes échéances en cours

Dans cette rubrique, se trouve la période concernée par la déclaration. Cette interface affiche un formulaire à remplir dans lequel saisir le chiffre d’affaires réalisé au cours du mois en question.

Il faut saisir ce montant dans le champ adéquat selon que vous faites de la vente de marchandises, des prestations de service commerciales ou artisanales, ou toutes autres prestations de service.

Remplir les chiffres d'affaires réalisés

Puis il faut valider et le montant des cotisations à payer est alors calculé automatiquement et affiché.

Remplir pour calculer les montants de cotisation à payer

Il ne reste plus qu’à valider le prélèvement automatique.

Ceux qui n’ont pas encore de compte doivent en créer un afin de faire la déclaration. Il leur sera demandé de fournir entre autres leur numéro de Sécurité sociale et leur numéro SIRET, à ne pas confondre avec le numéro de travailleur indépendant.

Il est important de savoir que la première déclaration ne peut pas intervenir avant 90 jours après le début officiel de l’activité. Durant cette période, les déclarations et les paiements peuvent être modifiés, sauf dans le cas d’un paiement par carte bancaire. De même, si la date limite tombe un week-end ou un jour férié, elle est automatiquement repoussée au jour ouvrable suivant.

Choisir entre déclaration mensuelle et trimestrielle

Lors de la création de son autoentreprise, il faut choisir une fréquence de déclaration. Deux options s’offrent à l’autoentrepreneur : déclarer chaque mois ou chaque trimestre. Une fois la fréquence choisie, elle s’applique pour l’ensemble de l’année civile, sauf changement demandé dans les délais fixés.

Déclarer son chiffre d’affaires d’autoentrepreneur tous les mois permet un suivi plus régulier de son activité. Ce rythme peut convenir à ceux dont les entrées d’argent sont fréquentes et qui souhaitent s’acquitter de leurs cotisations au fur et à mesure que leurs recettes sont encaissées. En revanche, cela suppose une discipline plus rigoureuse car, chaque fin de mois doit être suivie d’une déclaration dans le délai imparti. À l’inverse, la déclaration trimestrielle allège le rythme administratif. Elle se fait quatre fois dans l’année et regroupe les montants perçus pendant trois mois.

Prenons l’exemple d’un développeur web indépendant, dont les missions s’étalent parfois sur plusieurs mois. Il peut préférer une déclaration trimestrielle pour harmoniser le rythme de ses encaissements avec celui de ses obligations. Un vendeur de bijoux sur les marchés peut, quant à lui, opter pour la déclaration mensuelle afin de suivre de près ses entrées d’argent.

Quand déclarer ?

En cas de déclaration mensuelle d’autoentrepreneur, celle-ci doit être transmise avant la fin du mois suivant. Par exemple, pour les revenus encaissés en mars, la déclaration doit être faite avant le 30 avril. Pour les déclarants trimestriels, les dates sont plutôt fixes : la première déclaration de l’année concerne les mois de janvier à mars, et doit être effectuée avant la fin du mois d’avril.

Les trois autres déclarations de l’année suivent le même schéma et doivent être respectivement être faites en juillet pour le deuxième trimestre, en octobre pour le troisième et en janvier de l’année suivante pour le dernier. Il faut préciser qu’un retard dans la déclaration entraîne l’application d’une pénalité.

Ce qu’il faut éviter pour rester en règle

Il faut avant tout bien distinguer chiffre d’affaires et bénéfice. Le chiffre d’affaires représente la totalité des sommes encaissées. Il ne s’agit pas du résultat net de l’activité, mais bien ce qui entre sur le compte. Cette distinction évite des erreurs fréquentes, notamment lorsqu’un entrepreneur déduit ses achats ou ses frais à tort.

Même sans vente, sans mission ou sans client pendant un mois ou un trimestre, la déclaration d’autoentrepreneur reste obligatoire auprès de l’Urssaf. Elle permet de signaler que l’activité continue. Il faut également veiller à ne pas passer par des intermédiaires non officiels pour faire sa déclaration. Certaines plateformes tierces prétendent simplifier la procédure, mais peuvent entraîner des erreurs, des frais inutiles, voire des fuites de données sensibles.

Bonnes pratiques pour déclarer facilement

La tenue régulière d’un registre de ses encaissements reste la meilleure façon de garder la main sur sa gestion. Un simple tableau, mis à jour après chaque encaissement, suffit pour éviter les oublis. Noter chaque montant dès son arrivée permet de ne pas dépendre de la mémoire ou de relevés bancaires parfois peu précis quant à l’origine de la somme.

Il existe également des applications comme Indy qui se synchronisent sur vos comptes bancaires et permettent de tenir votre comptabilité sans y passer trop de temps. Ce genre d’outils permettent aussi de faire de façon plus ou moins simplifiée et automatique la déclaration auprès de l’Urssaf.

Planifier un moment précis pour déclarer chaque mois ou chaque trimestre est une bonne pratique pour éviter la procrastination.

Articles dans la même thématique

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *