Article mis à jour le 17 août 2025
De nos jours, les entreprises recherchent activement des experts capables de protéger leurs systèmes informatiques. Parmi les professionnels sollicités à cet effet, le pentester ou le testeur d’intrusion joue un rôle crucial. En s’introduisant volontairement dans les réseaux et applications, il décèle les failles avant que les cybercriminels ne le fassent.
Qu’est-ce qu’un pentester ?
Un pentester, tout comme un ingénieur en cybersécurité, est un professionnel de la sécurité internet spécialisé dans les tests d’intrusion communément appelés « penstests » (de l’anglais penetration test). Ces tests consistent à simuler des cyberattaques pour évaluer la sécurité d’un système. Contrairement aux hackers malveillants, le pentester mène ses activités légalement, avec l’autorisation de l’entreprise qui l’a sollicité.
La mission principale de ce professionnel consiste à identifier les failles potentielles dans les réseaux, applications ou systèmes, puis à recommander des solutions pour y remédier. Les tests qu’il réalise permettent aux entreprises de se prémunir contre les attaques et d’améliorer leurs défenses.
Exemples concrets de missions d’un pentester
Un pentester peut être engagé par une banque pour tester la solidité de ses protocoles de transactions en ligne. Il tentera d’accéder aux comptes des utilisateurs en contournant les mesures de sécurité. S’il réussit à accéder à ces comptes, cela prouvera que lesdits comptes ne sont pas suffisamment sécurisés et il devra trouver des solutions pour les protéger. Dans une autre mission, il pourrait auditer un site e-commerce afin de repérer les vulnérabilités dans le traitement des données personnelles et les corriger.
Quel est le salaire d’un pentester ?

Le métier de pentester est bien rémunéré avec une fourchette qui varie en fonction de différents facteurs. Le salaire d’un débutant peut fluctuer entre 3 000 € et 3 500 € par mois. Par an, un pentester junior peut donc gagner entre 36 000 € et 42 000 €. Les pentesters expérimentés peuvent toucher entre 4 000 € et 4 500 € par mois, soit une rémunération comprise entre 48 000 € et 54 000 € par an.
La localisation de l’entreprise pour laquelle il travaille est un facteur qui peut influencer le salaire d’un pentester. En région parisienne par exemple, les entreprises offrent des salaires plus élevés.
Les certifications peuvent également augmenter de façon considérable sa rémunération.
Le type d’entreprise pour laquelle le pentester offre ses services constitue aussi un facteur pouvant influencer son salaire. Les grandes multinationales proposent généralement des salaires supérieurs à ceux des petites structures.
Les compétences clés d’un pentester
Hards skills : les connaissances techniques indispensables
Le métier de pentester exige une expertise technique avancée. Parmi les compétences techniques nécessaires, il y a :
- les langages de programmation : pour écrire des scripts ou exploiter des failles, il aura besoin de ma^tiser des langages comme Python, JavaScript, Ruby ou même Bash.
- les systèmes d’exploitation : il doit avoir une solide maîtrise de Linux pour réaliser des tests de sécurité. Mais il utilisera de temps en temps Windows et macOS.
- les outils spécialisés : le pentester doit savoir utiliser par exemple Nmap pour la cartographie des réseaux, Metasploit pour exploiter les vulnérabilités ou encore Burp Suite pour tester les applications web.
Softs skills : savoir-faire et savoir-être
Au-delà des compétences techniques, un bon pentester doit faire preuve de rigueur et de créativité. Il doit avoir un esprit critique et méthodique pour réaliser une analyse minutieuse des systèmes. De plus, il doit être capable de vulgariser ses résultats pour les présenter aux responsables et aux dirigeants qui lui demander de tester leurs systèmes.
Devenir pentester : études et certifications
Les études se structurent en deux grandes étapes : la première consiste à donner aux aspirants des outils solides dans le secteur de l’informatique. La seconde étape est celle de la spécialisation en sécurité informatique.
Généralement, il faut commencer par un parcours de trois ans après le Bac. Une licence, un bachelor ou encore un BUT permet de valider un tel parcours. Les étudiants peuvent s’inscrire pour un BUT réseaux et télécommunications, parcours cybersécurité, une licence professionnelle cyber défense anti intrusion des systèmes d’information, ou un bachelor en sciences et ingénierie, option ingénierie informatique et cybersécurité.
Ce cursus initial doit être complété par deux années de master au cours desquelles les connaissances dans le domaine du pentesting seront approfondies. Dans cette branche, on peut citer le master spécialisé expert cybersécurité des réseaux et des systèmes informatiques, le master spécialisé expert en cybersécurité ou le master sécurité de l’information et des systèmes.
Formations alternatives et certifications
Pour les autodidactes ou ceux qui souhaitent se reconvertir rapidement, des formations courtes et pratiques sont disponibles. Des bootcamps sont souvent organisés pour leur permettre d’acquérir rapidement des compétences pratiques. Certaines plateformes en ligne telles que Udemy, Coursera ou OpenClassrooms proposent également des cours axés sur le pentesting.
Dans ce secteur, les certifications sont essentielles pour valider ses compétences. En voici quelques-unes : le Certified Ethical Hacker (CEH), l’Offensive Security Certified Professional (OSCP) et le CompTIA Security +.
Opportunités et défis du métier

Les secteurs d’emploi
Les pentesters, à l’instar des hackers éthiques, peuvent travailler dans de nombreux domaines. Parmi les principaux employeurs, on retrouve les entreprises spécialisées en cybersécurité, les grandes banques, les compagnies d’assurance, les organismes publics. Certains choisissent de travailler en freelance ou en tant que consultants.
Les défis du quotidien
Les menaces informatiques évoluent constamment, obligeant le pentester à faire une veille technologique permanente. Il porte une grande responsabilité car, une faille non détectée peut engendrer des conséquences catastrophiques pour l’entreprise. De plus, il est fréquemment confronté à des systèmes complexes et variés, demandant une remise en question ou un esprit de créativité pour contourner les obstacles.

